Une tour d’escalier utilisée pour la dernière fois en 1966

Publié le 15 avril 2026

Les ruines de l’église abbatiale dégagent une atmosphère mystérieuse. Elles forment ainsi un décor parfait pour les histoires romanesques. En 1966, le réalisateur Claude-Jean Bonnardot choisit d’y tourner l’adaptation télévisée du roman Le chevalier des Touches de Barbey d’Aurevilly.

Le chevalier des Touches, figure de la chouannerie normande

En 1798, Jacques Destouches, jeune royaliste, est arrêté et condamné à mort par un tribunal républicain. Au péril de leur vie, treize compagnons organisent son sauvetage à travers une Normandie déchirée par les suites de la Révolution française.

Avec ce récit, Jules Barbey d’Aurevilly, auteur normand du 19e siècle, célèbre avec nostalgie le courage et l’héroïsme des chouans.

Le téléfilm de 1966, très fidèle au roman, plonge le spectateur dans une ambiance sombre et surannée.

Extrait du film  » Le Chevalier des Touches  » ,1966 de Claude-Jean Bonnardot RTF / ORTF. Document INA.

L’accès aux parties hautes

Dans ces images, on voit le chevalier échapper aux gardiens républicains lancés à sa poursuite. Il s’enfuit par la tourelle d’escalier servant à accéder au-dessus des voûtes du chœur. Aujourd’hui ces escaliers ne sont malheureusement plus accessibles. Le noyau central a disparu et des brindilles emplissent la tour jusqu’à mi-hauteur. Ainsi, cet extrait de film est à la fois une fiction et un document d’archive précieux.

La lecture théâtralisée du 5 août

L’équipe de l’abbaye et le théâtre en Partance vous proposent cet été une lecture théâtralisée de ce roman à l’endroit même du tournage. Une soirée à ne pas manquer pour les amateurs de littérature épique du 19e siècle !